×

Désigner une candidate « Garante » pour 2027

Désigner une candidate « Garante » pour 2027

Je réponds à ma manière à la question : comment désigner une candidate pour 2027 ?

Je pars d’un constat : un collectif — qu’on l’appelle “gauche plurielle” ou autrement — n’existe vraiment que s’il rassemble des compagnons et des compagnonnes qui assument chacun une identité forte. Pas des blocs fusionnés, pas des compromis mous : des voix singulières qui acceptent de travailler ensemble.

La première étape, pour moi, consiste donc à ce que chaque composante pose cinq sujets essentiels, ceux qui lui semblent incontournables, et à en exprimer la radicalité.
Pour les écologistes, cela pourrait être le chemin vers une Eutopie Écolo, telle que définie sur la Plateforme de la Post‑croissance : une écologie du réel, pas une écologie du slogan.

À partir de ces sujets, le collectif pourrait ouvrir une chambre de stabilisation stratégique.
L’objectif ne serait pas de gommer les différences, mais de produire un mandat commun, un cadre clair qui respecte les particularismes de chacun.

Une fois ce mandat établi, le collectif lancerait un appel à candidature pour une femme acceptant d’en être la garante.
Pas une cheffe, pas une figure providentielle : une personne mandatée, juridiquement engagée à n’être que la dépositaire d’un contrat de gestion collective guidé par les équilibres du vivant.

Des profils existent.

Claire Nouvian, par exemple, incarne une sensibilité profonde à l’eau et aux écosystèmes.
Sophie Binet porte une attention forte au social et au travail.
D’autres pourraient émerger. L’important n’est pas le nom, mais la capacité à tenir ce rôle de garante.

Enfin, les militantes et militants trancheraient par un vote préférentiel.
Chaque participant et participante au vote s’engagerait publiquement à soutenir au moins une revendication composée de cinq sujets ayant permis de stabiliser le mandat.

Ce n’est pas un modèle parfait.

C’est simplement une manière de sortir de la logique des chefs, des primaires impossibles et des candidatures qui divisent avant même d’exister.
C’est une manière de dire : commençons par la méthode, pas par les noms.

Je comprends très bien l’inquiétude sur le calendrier, quoique !!!!

Mais ce que je propose ne rallonge pas le processus : ça le simplifie.

Aujourd’hui, on bloque parce qu’on veut commencer par le nom.

Et tant qu’on commence par le nom, on n’avance pas : chacun attend que “les autres” se rangent derrière quelqu’un, et personne ne bouge. Cela fait un moment que l’on tourne en rond et tout le monde vois bien que cela ne va pas marcher

Ce que je propose, c’est l’inverse : commencer par un mandat clair, limité à cinq sujets essentiels, sur lesquels chaque composante affirme sa radicalité.

Ce travail peut se faire en quelques semaines, pas en plusieurs mois. C’est juste un travail de modélisation d’une pensée existante.

Une fois ce mandat posé, l’appel à candidature devient beaucoup plus simple : on ne cherche plus “la meilleure candidate”, mais une femme qui accepte d’être garante de ce mandat, rien de plus.

Ce n’est pas une primaire, c’est une désignation par adhésion à un cadre commun,

…. d’où l’élection préférentielle

Et surtout : une primaire sans mandat clair, c’est la garantie d’un conflit. 

Une primaire avec un mandat stabilisé, c’est un vote préférentiel rapide, lisible, et qui ne laisse personne sur le carreau.

Donc pour moi, ce n’est pas reculer ni fuir — ce que l’on pourrait attribuer a ceux qui sont devant un mur et se désespère plutôt que de faire le tour.

On a encore le temps et le timing est bon !

Christian OLIVE

Share this content:

Laisser un commentaire