“au-delà des murs”
Depuis longtemps, d’autres ont dessiné les murs autour de nous, en supposant que nous ne verrions que les parois : cet article de Libération le confirme. Mais les écologistes ont toujours eu l’art de regarder autrement : voir au delà des murs, voir ce qui relie, voir ce qui augmente la vie.
C’est pour retrouver cet art que je vous propose une réécriture de l’intro du programme. Réécriture, pour un projet qui commence par la vie, par le lien, par la dignité, et non par l’ennemi, par la réactivité !
On part un peu tardivement, certains depuis longtemps lutte contre l’ennemi de classe, sont pour le rejet de l’autre ou la négation de la finitude de notre monde ; alors que nous on parle encore de richesse, même écologique, alors que la vérité c’est à son antonyme que nous nous adressons, la pauvreté, celle qui consiste à ne vivre que des contraintes. Une pauvreté qui ne se mesure pas seulement au portefeuille, mais à l’étroitesse de l’horizon et à l’absence de choix.
Je n’ai pas d’enthousiasme en constatant cela … alors allons y pour une intro ou les mots essentiels sont affirmés !
Au commencement il y avait une envie de vivre, de vivre bien, et d’améliorer la vie de chacune et chacun.
Une envie simple, humaine, ancienne : faire en sorte que la vie soit habitable, que les jours aient du sens, que les liens soient solides, que l’avenir ne soit pas une inquiétude mais une promesse.
Cette envie a rassemblé des personnes venues de partout : des citoyennes et citoyens engagés, des syndicats, des associations, des entrepreneurs, des élu·es, des scientifiques, des artistes. Elles ont partagé leurs expériences, leurs savoirs, leurs doutes, leurs élans. Elles ont contribué par milliers, comme si une même intuition circulait : on peut faire mieux, ensemble.
De cette circulation est née une idée simple : une vie bonne . Une vie où les besoins essentiels ne sont pas des privilèges mais des évidences. Une vie où l’on peut travailler sans s’épuiser, apprendre sans se perdre, transmettre sans se sacrifier. Une vie où les progrès ne sont pas des machines plus rapides, mais des existences plus libres.
Cette idée s’est appuyée sur un héritage vivant : la sécurité sociale, le suffrage universel, la liberté de la presse, l’État de droit. Non comme des monuments figés, mais comme des créations humaines qui ont rendu la vie plus digne et plus ouverte. Cet héritage n’est pas à célébrer : il est à prolonger.
Alors s’est dessinée une société du lien. Une société où l’on se reconnaît, où l’on se soutient, où l’on partage ce qui compte. Une société qui transforme ses infrastructures pour que chacun·e puisse vivre mieux. Une société qui choisit la qualité de vie plutôt que la quantité de biens.
Dans cette société, l’État n’est pas un rempart : il est un garant du commun. La justice sociale n’est pas un slogan : c’est une condition de la dignité. L’Europe n’est pas un horizon lointain : c’est un espace élargi où l’on peut renforcer nos droits et nos liens.
Et au cœur de tout cela, une conviction : un avenir meilleur ne se construit pas avec des promesses, mais avec la détermination de celles et ceux qui veulent vivre pleinement. Une politique du sensible, une politique du vivant, une politique du lien.
Au commencement il y avait une envie de vivre. Aujourd’hui, il y a un chemin pour y parvenir.
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