La génération du vivant et de la biodiversité appel à manifester
La génération « climat » a porté les alertes et a accompli sa part. Elle a tenu, mobilisé, refusé l’indifférence. Aujourd’hui, il faut aller plus loin. Les phénomènes extrêmes ne sont pas la cause. Ils sont le signe d’une rupture plus profonde. Ce qui se dérègle, c’est le vivant. Les sols s’épuisent. Les nappes s’assèchent. Les forêts brûlent. Des millions d’animaux meurent de chaleur ou dans les incendies. Les écosystèmes s’effondrent et avec eux les conditions d’habitabilité de toutes les espèces. Nous vivons un déséquilibre général ou rien ne va plus
Marcher aujourd’hui, c’est marcher pour la vie et une démocratie Ecolo.
Mettre à jour nos exigences
Nos luttes doivent se réorienter vers ce qui fonde toute possibilité d’avenir. Protéger les milieux, restaurer les sols, renouveler les forêts, traiter les rivières et les nappes comme des communs
Un exemple décisif : la forêt landaise
Les incendies ont laissé des milliers d’hectares de terres brûlées. Elles n’ont plus de valeur marchande, mais elles ont une valeur écologique immense si on les repense autrement. La création de zones humides ou hybrides en forêt landaise doit reposer sur un modèle de communs. Une approche sociale où les habitantes et les habitants participent à la gouvernance. Une approche écologique où l’on restaure l’eau, les sols, les continuités du vivant. Une approche économique intégrée où les aides publiques soutienne la renaturation plutôt qu’un reboisement productiviste non viable.
Les terres brûlées ne doivent pas être replantées à l’identique. Elles doivent devenir des biens communs pour échapper à la prédation immobilières et industrielles.
Marcher pour la paix, les solidarités et le vivant
Nous marchons pour la justice sociale. Nous marchons pour la justice écologique. Nous marchons pour celles et ceux qui subissent les phénomènes extrêmes, pour les travailleuses et les travailleurs exposés, pour les personnes vulnérables, pour les espèces qui disparaissent dans l’indifférence.
Nous marchons pour être digne d’habiter la terre et pour que les milieux, eux aussi, trouvent leur dignité
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